Rebondir après un burn-out

Burn out : pourquoi moi ?

Mais au fait, pourquoi ai-je fait un burn out ? Ah ! La question du pourquoi. Lancinante, incessante, elle ne m’a pas quittée pendant des semaines :

Comment j’ai pu en arriver là ? Pourquoi ça m’est tombé dessus ? Qu’est ce que j’ai fait pour mériter ça ? 

Le burn out s’invite dans nos vies sans crier gare, brutalement, et passé le choc, notre cerveau affolé cherche à comprendre ce qu’il vient de se passer. Pourquoi ce mur soudain sur notre chemin ? Pour moi qui aime tout comprendre, c’était une évidence de me poser cette question. Et alors, pourquoi ?

burn out pourquoi moi 

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L’IMPACT DU CONTEXTE DANS UN BURN OUT, AU TRAVAIL ET AILLEURS

Le travail n’est pas un long fleuve tranquille : urgences à gérer, dossier à boucler, présentation à modifier… On a tous des moments où le rythme s’intensifie et la pression monte. Si ces difficultés se conjuguent mal avec les aléas de la vie personnelle (arrivée d’un enfant, séparation, perte d’un proche…), le cocktail peut vite devenir explosif.

Néanmoins, mon vécu m’amène à penser que la charge de travail est plutôt un déclencheur du burn out que sa cause profonde. J’ai toujours aimé travailler, travailler dur, travailler beaucoup. Et tant que j’ai pu le faire dans de bonnes conditions, cela ne m’a posé aucun problème. En fait, la charge de travail est devenue pour moi problématique quand elle a perdu son sens. Je ne savais plus pourquoi je faisais ce travail, j’avais un problème d’alignement.

Faire du marketing pour des produits de grande consommation avait tout simplement cessé de me procurer de la joie. Car je voulais donner du sens à ma vie, être fière un jour de raconter à mes enfants la façon dont j’apporte modestement ma pierre à l’édifice d’un monde meilleur pour eux.

A ce moment là, je remplissais donc depuis des années, à 200% – perfectionniste oblige, une mission qui n’avait plus de sens pour moi. Et c’est de cette dichotomie trop longtemps enfouie qu’a germé la graine de mon mal-être.

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DES PERSONNALITES PREDISPOSEES AU BURN OUT ?

Toutes les victimes de burn out que j’ai rencontrées ont un point commun : elles mettent tout leur coeur dans leur travail. Quand on a cette personnalité, on utilise le travail comme un moyen d’affirmer aux autres :

Vous pouvez compter sur moi, toujours.

On confond notre valeur en tant qu’humain avec la qualité de notre travail. Cela nous amène à toujours dire oui, à ne pas verbaliser nos limites même quand on les touche du doigt, à faire toujours plus et mieux pour être reconnu. Aimé en fait. Autant le dire tout de suite, ce type de profil est très apprécié des entreprises. C’est donc parfois difficile d’en prendre conscience car en surface tout se passe bien, on est bien vu, on évolue…

Mais on ne peut pas continuellement se nier soi même au nom du travail bien fait. C’est à nous seul de poser des limites, les autres ne le feront jamais pour nous. Pour ça, notre corps est notre meilleur allié. Si on prend le temps de s’écouter, on peut ressentir ce qui est en alignement avec nous et ce qui ne l’est pas, et ainsi éviter d’aller trop loin. 

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LA QUESTION DE L’ETRE ET DU FAIRE FACE AU BURN OUT

Le burn out pose la question de l’être et du faire. Pour ma part, j’ai tellement fait ces dernières années, dans tous les domaines, que j’en ai oublié de prendre le temps de vivre et d’être, simplement. Pourquoi ? Car je me suis inconsciemment persuadée que les autres m’appréciaient pour mes actes. Du bon boulot, beaucoup de sport, des week-ends organisés aux petits oignons, de grandes tablées de copains à la maison, des cadeaux personnalisés pour les gens que j’aime, …  C’est mon médecin le premier qui a mis des mots là dessus, alors que je lui exprimais mon angoisse à l’idée d’un arrêt de travail :

Vous savez, que vous alliez au travail accomplir des choses incroyables, ou que vous restiez chez vous sur votre canapé, vous êtes la même personne. Et vous avez la même valeur.

Ca me semblait aussi implacablement vrai intellectuellement qu’impossible à ressentir. C’était fin novembre, cela faisait à ce moment là des mois que je ne voyais plus mes amis par peur de voir leur regard sur moi changer. Ce qui – spoiler alert- n’est finalement pas arrivé ! 

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PRENDRE SES JUSTES RESPONSABILITES POUR AVANCER

Le burn out n’a, pas plus que les choses que nous faisons, le pouvoir de définir la personne que l’on est. Nous ne sommes pas responsables d’avoir vécu un burn out. Et il faut peu à peu accepter l’idée qu’on ne saura jamais avec certitude pourquoi c’est arrivé.

Notre seule responsabilité, c’est la leçon qu’on en apprend en osant faire ses premiers pas sur le chemin de la résilience. Si vous avez vécu un burn out, soyez assuré que si vous êtes ici, en train de lire ce texte, c’est que votre premier pas vers la guérison – le plus dur de tous – est déjà derrière vous. Soyez fier, remerciez vous. 

Alors, pourquoi moi, pourquoi vous ? Et si c’était parce qu’une nouvelle vie nous attend ?

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4 thoughts on “Burn out : pourquoi moi ?”

  1. C’est intéressant comme article, le burn out est vraiment très difficile à vivre.

  2. Bonjour
    et merci pour cet article mais au risque de me faire huer, je ne partage pas “Nous ne sommes pas responsables d’avoir vécu un burn out”…
    De mon point de vue, nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive et nier le fait d’avoir vécu un burn out, c’est nier les comportements qui nous y ont amené.
    Le burn-out révèle une accumulation de comportements inadaptés… jusqu’au trop plein.
    Il peut y avoir un message à tout ça, il peut aussi y en avoir plusieurs.
    Leur “compréhension” est fondamentale.
    Y faire face, c’est commencer le travail… ensuite, accepter… Et cette acceptation c’est, presque, la guérison elle-même mais il y aura aussi des changements et des ajustements à faire tout le long du chemin pour apprendre à se connaître vraiment.
    Bon voyage 🙂

    1. Bonjour Caroline, merci pour ton commentaire ! Ne t’inquiète pas, ici c’est un espace d’échange donc personne ne se fait huer quand il donne son avis, bien au contraire. Je suis totalement d’accord avec toi sur la nécessité d’admettre qu’on a vécu un burn-out, il n’est pas question de le nier si on veut avancer. Cela dit, à mon sens on n’est pas toujours responsable des évènements que la vie nous envoie (accident, maladie, décès d’un proche…). Ce qui ne nous empêche pas d’être 100% responsable de ce qu’on en fait, de la leçon qu’on en apprend, de la compréhension qu’on en retire. Et tu as raison, ce chemin de guérison est long mais c’est un beau voyage 🙂

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